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FrancePublic law
CAA de VERSAILLES, 2ème Chambre, 08/10/2026, 24VE02702, Inédit au recueil Lebon
- Court
- Conseil d'État
- Decided
- Oct 8, 2026
- Citation
- CE 2ème Chambre, 2026-10-08, n° 24VE02702
- Judges
- M. Hervé DROUET
AI breakdown
- The man appealed to keep his residency card after it was withdrawn by the prefect for illegal hiring.
- The court decided not to annul the prefect's order and upheld the lower court's ruling.
- The reason was that the prefect acted within his authority and the man's prior sanctions didn’t prevent this action.
Outcome
Rejet
Taken from the judgment's conclusion. Check the full text for the exact order.
Judgment text (excerpt)
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. V... P... a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d’annuler l’arrêté du 7 juin 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine lui a retiré sa carte de résident.
Par un jugement n°2312112 en date du 24 septembre 2024, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 8 octobre 2024, M. V... P..., représenté par Me Chabanne, demande à la cour :
1°) d’annuler ce jugement ;
2°) d’annuler l’arrêté du 7 juin 2023 ;
2°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui restituer sa carte de résident ;
Il soutient que :
• l’arrêté attaqué, qui se présente sous la forme d’un formulaire type, est insuffisamment motivé et n’a pas été précédé d’un examen particulier de sa situation personnelle ;
• cette décision méconnait le principe général « non bis in idem » notamment consacré par l’article 4 du protocole n°7 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales alors qu’il a déjà été condamné, à raison des mêmes faits, à la réalisation d’un stage, au paiement d’une amende OFII, au paiement d’une amende Urssaf ainsi qu’à une mesure de fermeture administrative ;
• contrairement à ce qui est indiqué dans l’arrêté attaqué, le préfet des Hauts-de-Seine ne lui a pas remis une carte de séjour temporaire valable un an mais un récépissé ;
• le mémoire en défense du préfet produit devant le tribunal indique à tort qu’il exerce en boulangerie alors que son commerce a une activité de type épicerie ;
• la décision porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale en méconnaissance de l’article 8 la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales dès lors qu’il est marié à une ressortissante française, père de trois enfants français et qu’il réside depuis cinquante-trois ans sur le territoire ;
• la décision est entachée d’erreur manifeste d’appréciation dès lors que l’employeur de l’étranger sans titre est la société H&R, personne morale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 décembre 2024, le préfet des Hauts-de-Seine, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. P... ne sont pas fondés.
La clôture de l’instruction est intervenue dans les conditions fixées …
Source: Légifrance (DILA), Licence Ouverte 2.0. Decisions are published in pseudonymised form; the summary and translations are AI-generated.