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FrancePublic law
Conseil d'État, 2ème et 7ème chambres réunies, 01/10/2026, 503183
- Court
- Conseil d'État
- Decided
- Oct 1, 2026
- Citation
- CE 2ème et 7ème chambres réunies, 2026-10-01, n° 503183
- Judges
- M. Pierre Collin
AI breakdown
- The case involves a dispute over a building permit for 82 homes and later-imposed social housing rules.
- The court decided that the permit was valid under the old rules, not the new ones.
- The key reason was that the permit request was made before the new rules came into force.
Outcome
Rejet
Taken from the judgment's conclusion. Check the full text for the exact order.
Judgment text (excerpt)
Vu la procédure suivante :
La société Marignan Côte d’Azur a demandé au tribunal administratif de Nice d’annuler pour excès de pouvoir l’arrêté du 6 février 2024 par lequel le maire de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) a refusé de lui délivrer un permis de construire et d’enjoindre à cette autorité de lui délivrer ce permis dans un délai d’un mois. Par un jugement n° 2401781 du 5 février 2025, le tribunal administratif a fait droit à cette demande.
Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et un mémoire en réplique, enregistrés les 4 avril et 7 juillet 2025 et le 30 mars 2026 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, la commune de Mouans-Sartoux demande au Conseil d’Etat :
1°) d’annuler ce jugement ;
2°) de mettre à la charge de la société Marignan Côte d’Azur la somme de 4 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que le tribunal administratif a commis une erreur de droit en jugeant que les dispositions du premier alinéa de l’article L. 111-24 du code de l’urbanisme, qui imposent une proportion minimale de logements sociaux pour certaines opérations d’urbanisme lorsque le préfet a pris un arrêté de carence sur le fondement de l’article L. 302-9-1 du code de la construction et de l’habitation, ne sont pas opposables au titulaire d’un certificat d’urbanisme délivré antérieurement à l’intervention de cet arrêté.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 3 mars et 10 avril 2026, la société Marignan Côte d’Azur conclut au rejet du pourvoi et à ce que soit mise à la charge de la commune de Mouans-Sartoux la somme de 5 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que le moyen soulevé n’est pas fondé.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Liza Bellulo, maîtresse des requêtes,
- les conclusions de Mme Dorothée Pradines, rapporteure publique ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Matuchansky, Poupot, Valdelièvre, Rameix, avocat de la commune de Mouans-Sartoux et à la SCP Celice, Texier, Perier, avocat de la société Marignan Côte d’Azur ;
Considérant ce qui suit :
1. Il ressort des pièces du dossier soumis au juge du fond que le maire de M…
Source: Légifrance (DILA), Licence Ouverte 2.0. Decisions are published in pseudonymised form; the summary and translations are AI-generated.